Des idées pour combattre l’insécurité

Permettez-moi de revenir sur la question de «l’insécurité linguistique» qui faisait l’objet de la récente rencontre mensuelle du Groupe de réflexion pour une économie humanisante de Moncton. Une quinzaine de personnes qui se réunissent pour réfléchir sur des sujets de l’actualité. Je n’ai aucun mandat pour représenter le groupe, mais comme les rencontres n’ont rien du clandestin, je n’ai aucune réserve à vous communiquer quelques-unes des belles idées qui y ont fait surface.

Entre autres belles idées:

1. «L’insécurité linguistique», on devrait plutôt se préoccuper de «l’inconscience linguistique» parce que celle-ci fait bien plus de ravages que l’autre dans notre langue et notre culture acadienne. Exemples de cette inconscience, entre autres, le slogan «right fier» et les garderies bilingues.

2. En donnant au chiac des lettres de noblesse, sous prétexte de ne pas brimer les jeunes dans leur façon de s’exprimer, on nuit à ces mêmes jeunes face au marché du travail et à la mondialisation.

3. Les écoles ont un rôle majeur dans la promotion de la langue et de la culture et le personnel enseignant devrait se montrer plus exigeant dans ce contexte.

Conclusion de ces idées? Nous devrions penser à des «États généraux» sur la langue et la culture en Acadie. Qui pourrait l’organiser? L’Association des enseignant.e.s francophones du NB?

Commentant l’incident du nouveau magasin Adidas de Montréal, Marie-France Bazzo, dans la revue Actualité du 9 février dernier, écrivait: «Si on ne mène pas le combat pour le français à Montréal, on est cuits». C’est dans ce même esprit que le Groupe de réflexion s’est penché sur le défi de l’Acadie contre les éléments qui menacent son identité culturelle et linguistique.

Benoît Duguay
Moncton