Il faut mieux traiter nos infirmières

La pénurie d’infirmières au Nouveau-Brunswick est certainement attribuable à différents facteurs. Le recrutement semble de plus en plus difficile. Les jeunes sont moins enclins à se lancer dans cette profession et on peut les comprendre. Les conditions de travail ne sont pas optimales. Les salaires sont moyens et les avantages sociaux ne sont pas avantageux.

Il y a eu un recul au Nouveau-Brunswick sur la façon d’attirer des travailleurs compétents dans la fonction publique versus le secteur privé.

Historiquement, on compensait les salaires moindres par des avantages sociaux alléchants. Le gouvernement conservateur de David Alward a saboté cette donne en instaurant le pire régime de retraite en Amérique du Nord.

Comment peut-on faire miroiter aux jeunes une carrière dans les soins de santé publique en leur expliquant qu’ils devront travailler plus de 40 ans avant de pouvoir bénéficier d’une retraite? Je souhaite bonne chance aux recruteurs. Pour ceux qui vont choisir d’épouser la profession, l’option d’aller travailler ailleurs à meilleur salaire et avec un régime de pension digne de ce nom va certainement les titiller.

Le gouvernement de Brian Gallant a la chance de corriger cette iniquité et de s’assurer que les personnes compétentes songent à nouveau à embrasser une carrière dans le domaine public. Il pourra en faire la preuve en renégociant la prochaine entente collective des infirmières, qui arrive à terme.

Marc Fournier
Caraquet