Medavie et les élections

Depuis 2 mois, la gestion du Programme extra-mural est passée des mains des régies à l’entreprise privée Medavie. Les régies ont dû et doivent encore assurer une transition tranquille. Nous commençons à constater les effets négatifs de cette gestion Medavie: listes d’attente plus longues, service en français moins disponible et une anglicisation de la langue de travail des employés autrefois sous la gestion de Vitalité.

Cette semaine, nous en apprenions un peu plus sur les coûts réels de cette privatisation, dont le coût de 4,2 millions $ pour l’informatisation des dossiers. Pourtant, les ministres de la Santé vantaient les facilités informatiques de Medavie. Évidemment, ils ne nous ont pas dit que nous devrions payer pour ces facilités en plus des coûts de la gestion.

Nous connaissons les positions du Parti vert et du NPD sur l’avenir de cette gestion. S’ils prennent le pouvoir, ils mettront fin à l’entente avec Medavie. Ça, c’est clair, la prise du pouvoir l’est moins par contre.

Ce qui est le plus préoccupant est la position du Parti conservateur. Le chef Blaine Higgs ne veut pas prendre position. Pourquoi? Est-ce que c’est parce que c’est Bernard Lord qui est le PDG de Medavie? Est-ce que la confrérie politique est si forte qu’elle l’empêche de comprendre que ce dossier peut lui permettre de prendre le pouvoir?

Ce n’est certainement pas un calcul comptable qui le force à hésiter de nous dire qu’il va y mettre fin. Les calculs sont simples: les frais d’administration seulement représentent quelque 42 millions $ sur 10 ans. Mettre fin à l’entente coûterait 1 million $ en pénalité et quelques mois de frais administratifs pour la transition. Disons 2 millions $ au maximum. 42 millions $ moins 2 millions $ nous donnent une économie de 40 millions $ sur 10 ans.

Que vous faut-il de plus, monsieur Higgs? Nous comprenons tous et toutes que cette entente est mauvaise pour la population et un gaspillage de fonds pour la province.

Jacques Verge
Dieppe