Des excuses aux banques canadiennes

Il y a quelques jours est paru dans certains journaux francophones un article de ma plume intitulé Profits honteux, faisant allusion aux bénéfices réalisés par les institutions bancaires depuis quelques années. Je mentionnais en particulier la Banque Nationale dont le rapport trimestriel venait tout juste d’être rendu public.

Je reconnais que je me suis mal exprimé. Je ne désirais aucunement cibler la Banque Nationale de façon particulière quand j’ai formulé mon opinion sur la marge des profits que je juge excessifs et sur leur provenance.

D’une part, quand je fais référence aux «grands du monde financier» qui subventionnent parfois des projets à l’étranger qui s’avèrent néfastes aux mieux-être des citoyens, il ne s’agit pas obligatoirement de banques. Et je reconnais qu’une institution financière ne peut pas être tenue responsable de l’affectation de prêts consentis à des entreprises œuvrant en pays étranger et surtout des effets négatifs sur la vie des gens que peuvent parfois générer ces investissements.

Je reconnais aussi que la Banque Nationale, pour sa part, comme c’est le cas d’autres institutions bancaires canadiennes, contribue de façon significative dans notre milieu par ses appuis financiers à de nombreux projets de développement communautaire et pour cela, je lui suis reconnaissant.

On m’a également renseigné, depuis, que l’aide du Canada aux banques canadiennes par le biais du Projet d’achat de prêts hypothécaires assurés fut remboursée au complet au cours des ans.

Je présente donc mes excuses à la Banque Nationale ainsi qu’aux autres institutions bancaires pour tout inconvénient qu’auraient pu leur causer mes propos.

 

Cyrille Sippley
Saint-Louis-de-Kent