La jeunesse américaine en faveur du respect de la vie

Dorénavant, le 24 mars sera une date gravée dans la mémoire collective des États-Unis. Sortie enfin de sa léthargie sociale et politique, samedi dernier, le 24 mars, la jeunesse américaine a honorablement, courageusement, pacifiquement, éloquemment manifesté sa rage contre la folie et la furie des armes à feu. Cela se comprend. Chaque mois, environ 2500 personnes y sont sauvagement abattues comme des bêtes sauvages.

Comment tolérer une si honteuse situation? Et bien, il faut bien comprendre que le second amendement de la Constitution américaine, adopté le 15 décembre 1789, autorise les citoyens à porter une arme à feu. Faussement interprété, on croit que cela donne le droit de tuer. Lors de mon dernier voyage en Louisiane, je me rappelle d’avoir vu dans une fenêtre d’une maison une phrase assez menaçante. On y exposait alors un revolver tenu par une corde avec ce message en lettres majuscules: ICI, ON NE COMPOSE PAS LE 911! Qui oserait frapper à la porte de cette maison?

Les politiciens réussiront- ils à mieux contrôler l’achat, la vente et la circulation des armes à feu? Ce n’est pas si certain. Chaque fois le sujet abordé, plus d’armes sont vendues. Et plus de cela, la puissante Association Nationale des Fusils appelée The National Rifle Association, se plaît à accorder de généreuses contributions financières aux candidats qui parlent pour le respect du second amendement tout en menaçant devant les tribunaux ceux qui veulent modifier la loi sous une forme ou une autre.

Souhaitons cette fois que la jeunesse américaine vote en grand nombre en 2018 et en 2020 pour mettre fin au manque du respect de la vie. Peut-être la jeunesse canadienne peut s’inspirer de celle de nos voisins du sud en exerçant davantage son droit de vote et en s’engageant plus dans le processus électoral et démocratique.

Alcide F. LeBlanc
Moncton