L’équité salariale maintenant!

L’iniquité salariale que vivent plusieurs travailleuses au Nouveau-Brunswick doit être réglée par une loi sur l’équité salariale qui assurerait «un salaire égal pour un travail de valeur égale». C’est un droit fondamental de la personne. Présentement, une seule partie du problème est réglée: le gouvernement provincial a adopté une loi en matière d’équité salariale dans le secteur public en 2009. Mais aucune loi n’a encore été adoptée pour le secteur privé.

L’iniquité salariale touche les emplois traditionnellement féminins et provient d’éléments historiques. Autrefois, les femmes étaient absentes des positions de pouvoir et n’étaient aucunement valorisées. Beaucoup n’étaient pas rémunérées pour leur travail; d’autres l’étaient peu. Aujourd’hui, la société sous-valorise encore les femmes en versant des salaires plus bas de ce qu’ils devraient être.

L’iniquité salariale apporte des conséquences tant aux employeurs qu’aux travailleuses. Les employeurs qui n’assurent pas l’équité salariale ont de la difficulté à retenir leurs bonnes employées; elles partent à la recherche d’un meilleur salaire. Les travailleuses qui ne sont pas payées équitablement n’ont parfois pas assez d’argent pour subvenir à leurs besoins tels un loyer, une voiture, un téléphone; certaines doivent occuper plus d’un emploi pour pouvoir rejoindre les deux bouts. Une loi sur l’équité salariale pour le secteur privé réglerait les problèmes de rétention, inciterait les jeunes à aller travailler dans ces domaines à prédominance féminine et permettrait de sortir de la pauvreté.

Les femmes se sont battues pour le droit d’entrer sur le marché du travail; elles se sont battues pour le droit de vote. Aujourd’hui, elles se battent pour l’équité salariale.

L’équité salariale maintenant!

Marie-Pier Albert
Étudiante, Université de Moncton