Des attaques malicieuses

Jeannot Volpé, parfois dans vos rubriques, vous démontrez beaucoup de partisanerie comme votre confrère Bernard Thériault, mais cela est de bonne guerre. Mais quand vous vous attaquez malicieusement à des innocents, je trouve que vous dépassez les bornes!

À plusieurs reprises vous lancer des accusations en l’air sans fondement, que vous savez fausses ou encore pire, vous ignorez les faits pour salir des gens.

Dans le dossier d’Omar Khadr, vous dites dans votre chronique du 28 janvier 2018, que Omar Khadr a décidé de s’en aller combattre en Afghanistan.

M. Volpé, on ne décide pas à neuf ans de s’en aller combattre! C’est son père qui a déménagé sa famille en Pakistan en 1995.

M. Khadr a été accusé par les Américains d’avoir lancé une grenade, oui, les mêmes Américains qui nous ont menti, sur toute la ligne, pour aller envahir l’Afghanistan et l’Irak!

Je doute que vous ne connaissiez pas son histoire, mais, par pure loyauté politique, vous salissez son nom et surtout la Cour suprême du Canada!

M. Khadr n’a jamais eu de procès, mais il a été torturé (privé de sommeil, privé de nourriture et d’eau, étranglé et menacé de viol) alors qu’il était encore un enfant!

Même la Cour suprême des États-Unis a déclaré, à deux reprises, que le processus – parce qu’il n’avait jamais eu de procès – à Guantanamo Bay était illégal en vertu du droit américain et du droit international.

La Cour suprême du Canada a été bien claire: les droits d’Omar Khadr ont été violés volontairement par le gouvernement canadien. Qui êtes-vous pour mettre en doute la Cour suprême du Canada?

Êtes-vous conscient de la portée de vos accusations? Oui bien sûr!

Si le gouvernement Harper n’avait pas refusé de rapatrier M. Khadr de Guantanamo et respecter son droit comme Canadien d’avoir un procès, on n’aurait pas eu à payer des millions.

Pour ce qui est des «selfies» de M. Trudeau, allez voir sur Google et vous allez trouver des centaines de «selfies» de Stephen Harper. Mais vous ne le mentionnez jamais! Est-ce encore par ignorance ou par malveillance?

Jean-Claude Robichaud
Shippagan