Des exemples à suivre

Les récentes décisions de la ville de Moncton de laisser tomber Assomption-Vie et Medavie pour la gestion du fonds de pension et les assurances collectives doivent être soulignées. En tant qu’enseignant, j’aurais sûrement profité de ces deux événements pour demander à mes élèves de compléter un tableau du genre face à face avec dans une colonne ce que nous devons faire et dans l’autre ce que nous ne devons pas faire lorsque nous gérons des fonds publics.

Dans la colonne À FAIRE, les élèves auraient sûrement indiqué les points suivants: évaluer le programme, considérer ce que nous devrions ajouter ou retirer du programme, faire un appel d’offres en précisant les critères d’évaluation des soumissions, analyser les soumissions et enfin prendre celle qui répondrait le mieux à nos demandes tout en étant la plus basse. Dans la colonne À NE PAS FAIRE, nous aurions retrouvé les points suivants: aucune analyse du programme, ne pas consulter, ne pas faire d’appel d’offres, accorder le programme sans connaître ce qui sera changé dans celui-ci et accepter les frais d’administration de celui à qui nous accordons le contrat.

Une autre façon de faire le même exercice aurait été de compléter le tableau et de demander aux élèves de déterminer si les deux décisions de la ville de Moncton et l’entente entre la province et Medavie pour la gestion de l’extra-mural se classaient dans la colonne À FAIRE ou À NE PAS FAIRE.

Ce dernier exercice aurait perdu sa valeur puisque trop facile à moins de vouloir donner des points aux élèves, puisque les réponses sont connues de tous et de toutes. Mais, au fait, à qui le gouvernement a-t-il donné des points avec l’entente pour l’extra-mural? Certainement pas aux contribuables qui devront payer plus de 40 millions $ sur 10 ans.

Jacques Verge
Dieppe