Une question de droits humains

L’article de Me Michel Doucet, Une décision à revoir, du lundi 23 avril sur la décision d’un arbitre qui interprète de manière étroite les droits reconnus par la Loi sur les langues officielles du N.-B. (LLO), éclaire bien à mon avis tout le litige entourant les services ambulanciers offerts dans la langue du patient. Par ailleurs, je n’ai pu m’empêcher de faire le lien entre ma formation en premiers soins et nos droits linguistiques.

La semaine dernière je suivais une formation de deux jours à la Barque sur les premiers soins à prodiguer en cas d’accidents. La chose la plus importante que notre formatrice n’a cessé de répéter, est de calmer le patient et le sécuriser, car l’énervement augmente de façon vertigineuse l’activité cardiaque et par conséquent, le flux sanguin, chose à éviter dans un cas de blessure grave.

Comment calmer et sécuriser un patient s’il ne comprend pas la langue ou encore s’il n’est pas à l’aise dans l’autre langue officielle? Par un service téléphonique impersonnel d’une tierce personne? Voyons donc!

Une telle situation dépasse largement la LLO. Bref. Il s’agit de dignité humaine et de respect de la personne, je dirais, même, de droits humains.

Euclide Chiasson
Pointe-Verte