Plus opaque que jamais

Lors de la campagne électorale de 2014, le chef du Parti libéral du Nouveau-Brunswick avait promis aux citoyens et citoyennes du Nouveau-Brunswick qu’il «allait faire de la politique autrement». Il a été élu en partie, selon moi, sous cette promesse.

À la veille d’une nouvelle campagne électorale, il est temps de se questionner sur les promesses de fond faites par le chef du Parti libéral, Brian Gallant. Faire de la politique autrement, un gouvernement ouvert et transparent, ce sont des promesses qui n’ont pas été tenues. Au contraire, nous avons eu droit à un gouvernement qui a tout fait pour rendre la divulgation de l’information la plus compliquée que possible, un gouvernement qui a pris des décisions malgré l’opposition très majoritaire de la population comme ce fut le cas pour la privatisation de l’extra-mural.

Nous avons eu droit à un premier ministre qui n’a pas accepté sa responsabilité en vertu de la Loi sur les langues officielles, mais qui l’a déléguée à un de ses ministres. Un gouvernement qui n’a pas respecté les «officiers de l’Assemblée législative» que ce soit la vérificatrice générale ou la Commissaire aux langues officielles. Un gouvernement qui a renvoyé deux fonctionnaires sans avoir de raisons valables, en la personne de Rino Volpé et Dre Cleary ce qui nous a coûté plus d’un million de dollars en dédommagement.

La pire décision demeure celle de renouveler le contrat d’Ambulance NB avec Medavie et, en plus, de lui donner une partie de notre système de santé, l’extra-mural, alors que Medavie n’a pas pu au cours des dix dernières années, respecter ses obligations linguistiques et même offrir un service adéquat à 14 000 occasions.

Comme d’autres provinces, nous allons nous réveiller avec une perte d’expertises au gouvernement et des coûts astronomiques pour un service qui doit être public.

Jacques Verge
Dieppe