Lise Ouellette fait fausse route

Je constate une grande dissonance entre l’article de Lise Ouellette intitulé Pour une sortie de crise au CCNB (Acadie Nouvelle, 15 mai 2018) et les propos de la lettre de six hauts placés du CCNB au président du conseil des gouverneurs de l’établissement, rapportés dans l’article Crise majeure au CCNB du journaliste Pascal Raîche-Nogue dans l’Acadie Nouvelle du 6 mars 2018.

Il est réducteur de présenter la crise au CCNB comme une lutte de pouvoir et un problème d’adaptation au changement, comme le fait le long article de Mme Ouellette. Si tel était le cas, on ne retrouverait pas une telle unanimité chez cinq directeurs de collège et la directrice de la réussite étudiante. Les luttes de pouvoir n’unissent pas, elles divisent. Nous avons ici un front commun.

De plus, les allégations sont très sérieuses. L’article de mars dernier parle d’«environnement de travail malsain», de «climat de méfiance et d’abus de pouvoir» et de «cas d’inconduite et d’inefficacité graves impliquant notre PDG».

Le conseil des gouverneurs du CCNB a tout à fait raison de traiter l’affaire de façon confidentielle. Après tout, il s’agit d’une question de ressources humaines et une réputation est en jeu. Mais, le processus visant à dénouer la crise doit être transparent et indépendant. À la fin du processus, le public doit avoir l’assurance que la démarche a été menée de façon intègre et qu’elle respecte toutes les règles de l’art.

L’article de Mme Ouellette entre plutôt dans la catégorie pelletage de nuages, car il présente les choses comme si tout reposait sur la bonne volonté…

Daniel Arseneault
Moncton