Deux spectacles de qualité inoubliable et durable

Le Casino de Moncton a offert la semaine dernière des artistes de renommée internationale et le public a très bien répondu à cet appel.

D’abord, devant une salle presque remplie, Petula Clark, l’artiste britannique, âgée de 87 ans, n’a nullement déçu son auditoire conquis d’avance. Tout au long du spectacle, par le choix de ses chants, elle a respecté les deux groupes linguistiques en alternant d’une langue à une autre même si cela a peut-être dérangé certaines personnes qui auraient préféré qu’elle n’interprète que les chansons de la langue de son pays!

Sa riche voix, d’ailleurs très forte, et son allure physique sur scène ne donnaient-elles pas l’impression d’une personne qui avait à peine une quarantaine d’années? Quelle souplesse corporelle n’a-t-elle pas aussi démontrée sans oublier son sens d’humour agréable et respectueux?

Devant une salle comble, vendredi soir, Nana Mouskouri, artiste grecque qui aura en octobre prochain 84 ans, a également émerveillé une salle remplie d’admiratrices et d’admirateurs venus des quatre coins de la province.

Beaucoup meilleure que lors de son spectacle présenté il y a deux ans, sa voix est devenue moins faible, donc plus forte, bien qu’inférieure à celle qu’elle avait évidemment durant sa jeunesse. Ce qui me plaisait aussi, c’étaient ses gestes gracieux et variés qui exprimaient artistiquement le sens profond de ses chansons.

Tout comme l’artiste Petula Clark, elle a interprété des chansons en français et en anglais ce qui est beaucoup plus respectueux que certains de nos artistes canadiens ou américains qui viennent au Casino de Moncton sans prononcer un seul mot dans la langue de Molière. Comme on le sait déjà, Nana chante dans une dizaine de langues et elle en a fait une éloquente démonstration.

Lors de ces deux spectacles, les musiciens de qualité exceptionnelle ont largement contribué à cette perfection inouïe.

Alcide F. LeBlanc
Moncton