Extra-mural: un enjeu électoral

Les coûts de notre système public de santé ne datent pas d’hier. Ils reviennent avec chaque nouvelle élection et le sujet d’une façon ou d’une autre sert de levier pour la gagner. Par contre on ne s’attarde pas à trouver des solutions qui pourraient garder les gens en santé à moindres frais.

Aujourd’hui, on privatise le plus beau joyau de notre système de santé, le service extra-mural. Quel sera le suivant? Pourtant, on n’a jamais blâmé les entreprises privées qui nous rendent malades. La malbouffe dans les écoles, les pesticides à outrance pour des gazons sans pissenlits où les enfants et les animaux de compagnie ne doivent pas circuler, les arrosages pour favoriser les arbres à pâte à papier, les moteurs qui ronronnent pour se garder au frais l’été et au chaud l’hiver alors qu’on attend dans un stationnement.

Dans le passé, il y avait les services des infirmières dans les écoles – coupés. Les heures de sport propre à dépenser le trop-plein d’énergie des enfants, à aider à la concentration et diminuer l’utilisation de Ritalin – diminuées. Les enfants trop longtemps nourris aux gras trans et aux excès de sucre. Fort heureusement des changements s’amorcent. À cet effet, voir le très bon documentaire «Cafétéria» de Francine Hébert.

Les Tim Horton à l’entrée de certains hôpitaux et des machines à sodas sucrés sur les étages n’ont pas leur place. J’ai honte de circuler près des hôpitaux et voir ces millions de mégots de cigarette par terre. Ces cigarettes enrichies d’éléments addictifs. Des boîtes de métal pour jeter les mégots amélioeraient l’environnement et par conséquent la santé.

Pour la prochaine élection, que celui qui respecte notre système de santé avec le service extra-mural gagne!

Huberte Gautreau
Moncton