Honte à l’AIINB

Le mutisme dont fait part l’Association des infirmières et infirmiers du Nouveau-Brunswick (AIINB) depuis le dépôt du rapport de la Commissaire aux langues officielles est tout à fait inacceptable. Ce comportement est-il une forme de mépris envers ses membres ou futures membres francophones? Comment une association si importante et regroupant plus de 6000 membres peut-elle se permettre de faire la sourde oreille et ne pas se porter à la défense de ses futures infirmières? Cette attitude est tout à fait irrespectueuse et pour le moins difficile à comprendre.

L’injustice envers la minorité linguistique est flagrante depuis que l’AIINB a pris la décision d’accepter un examen provenant des États-Unis avec une traduction douteuse et du matériel pédagogique en anglais. Les chances de réussites des deux communautés linguistiques pour l’accès à la profession infirmière sont nettement inégales.

Pourquoi cette lenteur à réagir au rapport et pourquoi ce silence radio face aux doléances des journalistes? La réaction du gouvernement du Nouveau-Brunswick est tout aussi surprenante. Est-ce que le gouvernement cautionne la façon de faire de l’AIINB par sa lenteur à réagir? Espérons un réveil de sa part et qu’il ordonnera à l’AIINB de mettre en place les mesures nécessaires pour cesser cette injustice.

Marc Fournier
Caraquet