L’indifférence nous dirige directement vers la dictature

Les sondages en politique devraient rendre la population plus consciente quant à ses devoirs civiques. Lorsqu’ils nous révèlent, qu’à peine quatre mois avant le scrutin de septembre 2018, un tiers de l’électorat de notre province ne sait pas si oui ou non il va exercer son droit et son devoir de citoyen ou ne sait pas encore pour quelle formation il va donner son appui, cela ne nous indique-t-il pas qu’il existe chez nous une léthargie sociale et une indifférence très dangereuse et inquiétante?

Au Canada, lors de l’élection fédérale de 2015, seulement 68% ont voté. Près d’un tiers est donc resté chez lui.

C’est même pire dans notre province. En 2014, le Nouveau-Brunswick n’a même pas atteint ce score. 65% se sont rendus aux bureaux de scrutin.

Chez nos voisins du sud, c’est plus alarmant. En novembre 2016, seulement 52% des Américains ont voté. Ils ont choisi une personnalité qui crée la division, nos seulement à l’intérieur de ses frontières, mais à travers la planète.

Ce président agit comme un dictateur; il ment chaque jour; insulte les personnalités qui le contredisent, congédie son personnel comme s’il dirigeait sa propre entreprise commerciale, s’entoure de gens qui ont les mêmes valeurs que les siennes, tente de détruire l’héritage politique de son prédécesseur, admire les dictateurs des autres pays, condamne le FBI et la CIA, joue au golf presque chaque semaine alors qu’il se moquait de monsieur d’Obama qui, pendant 8 ans à la présidence, a moins visité ces terrains que monsieur Trump en une seule année! Et quel respect accorde-t-il aux femmes et à la presse qui nous éclaire dans une démocratie?

Soyons précis. La démocratie ne peut pas vivre en bonne santé si on la néglige comme on le fait de nos jours. Une fois perdue, elle sera remplacée carrément par la dictature.

Alcide F. LeBlanc
Moncton