Est-ce vraiment le moindre mal?

Monsieur Bernard Thériault,

Une nouvelle tendance semble se dessiner dans vos chroniques, plutôt partisanes que politiques. Jusqu’ici, vous avez vanté les actions du gouvernement. Vous le faites, sans objectivité ni distance aucunes, puisque vous donnez l’impression de continuer de faire partie du gouvernement au pouvoir. Depuis quelque temps, votre appui aux Libéraux se fait de façon plus indirecte, en faisant la leçon et de manière quasi menaçante, aux francophones qui seraient tentés de délaisser la barque libérale, pour accorder leur confiance à d’autres partis. Les Libéraux seraient-ils en danger de perdre, sinon le pouvoir, du moins, quelques sièges?

Et les beaux parleurs, comme vous les nommez, qui nous ont promis de «gouverner autrement» font de la politique électoraliste, à court terme et souvent punitive dans les circonscriptions qui ne sont pas de fidèles alliées.

En fait, ils font de la politique à l’ancienne et la moins visionnaire possible.

Le gouvernement libéral fait la sourde oreille devant les doléances du public;

qu’on pense au démantèlement de l’extra-mural et la volonté exprimée des citoyens de vieillir chez eux. Comment réagit le gouvernement dans ces instances? L’extra-mural, dont le taux de satisfaction s’élevait à plus de 95%, a été offert, sans appel d’offre, à Medavie, qui a récemment annoncé «qu’en raison d’un manque de personnel, les admissions au programme extra-mural pourraient être retardées». Jamais l’extra-mural, avant le 1er janvier, n’avait fait de telles annonces. Et que faire des citoyens qui veulent vieillir dans leurs maisons? Les «beaux parleurs» font des promesses électorales en augmentant la dette publique et en décidant de construire des résidences pour aînés, dans toutes les régions de la province, des résidences sans composantes communautaires. En fait, des cadeaux au privé.

Si on tente de comprendre vos récentes chroniques, nous dites-vous de choisir, le 24 septembre, les Libéraux comme un moindre mal?

Jeanne Renault
Moncton