Ne jamais baisser les bras devant l’injustice et la discrimination

La conférence de presse conjointe de quatre institutions – la Régie Vitalité, le Collège communautaire du N.-B., l’Université de Moncton, l’Association de collèges et des universités de la francophonie canadienne – qui eut lieu le lundi 18 juin 2018 au CHU Dumont, a dénoncé la violation des droits linguistiques des infirmières diplômées de l’Université de Moncton qui ont à réussir l’examen NCLEX-RN, une création américaine, afin d’accéder à la profession infirmière.

Les témoignages des trois infirmières diplômées de l’Université de Moncton étaient très émouvants. Elles ont partagé leurs souffrances à la suite des échecs à l’examen NCLEX-RN. Il fallait les entendre exprimer leurs sentiments de tristesse, de détresse, d’impuissance, de perte d’estime de soi et de confiance. Elles ont à vivre avec le mépris des collègues et les coûts financiers importants. J’ai perçu chez ces jeunes femmes des rêves brisés et des vies détruites. Qui est responsable de ces drames humains que vivent de nombreuses infirmières diplômées de l’Université de Moncton? Pour le moment tout pointe vers l’Association des infirmières et des infirmiers du Nouveau-Brunswick (AIINB).

C’est l’AIINB qui a décidé que l’examen NCLEX-RN serait la porte d’entrée à la profession infirmière. L’AIINB n’a pas encore démontré d’ouverture ou de mesure pour venir en aide à ces nombreuses infirmières francophones. Je fais appel aux infirmières enregistrées francophones pour qu’elles se mobilisent et qu’elles interviennent auprès de l’AIINB. Un tel appui dans la cause est important. Il est urgent d’agir.

La communauté francophone et acadienne doit soutenir le front commun sur ce terrain et faire montre de solidarité devant une situation qui est carrément injuste et discriminatoire.

Fernande Cantin
Dieppe