Une chronique injustifiée

À la suite des commentaires du chroniqueur sportif Robert Lagacé dans le journal du vendredi 15 juin et en tant que membre du bureau des gouverneurs du Temple de la renommée sportive du N.-B., je dois de réagir au contenu de cette chronique que je trouve injustifiée.

En lisant ses déclarations, j’ai pu prendre connaissance d’au moins trois constats qui indiquent clairement que M. Lagacé manque d’information et de connaissances concernant la mission, les règlements et politiques et le processus de sélection pour les membres qui sont intronisés au Temple de la renommée.

Premièrement, il semble confondre les Temples de la renommée locale et le Temple de la renommée sportive du N.-B., qui est un organisme fondé en 1970 pour honorer et reconnaître les athlètes et bâtisseurs sportifs les plus accomplis de la province au niveau local, provincial, national, et international. Il y a 17 temples de la renommée locale au N.-B., situés dans les villes et villages. Ces organismes ont leurs politiques et règlements et vont reconnaître leurs athlètes locaux qui ont contribué à différentes compétitions sportives à moins grande échelle. Dans la liste des personnes et équipes mentionnées dans l’article, plusieurs seraient probablement des candidats pour être intronisés localement. Il ne faut pas confondre l’accomplissement d’un athlète de haut niveau à un participant d’un spectacle de lutte ou encore à un tournoi sur invitation. C’est évident que le chroniqueur n’est pas informé des règlements et politiques du Temple de la renommée sportive du N.-B. concernant les mises en candidature.

Quant aux athlètes sélectionnés, ils doivent être nés au N.-B. ou avoir résidé dans la province pour un minimum de six années durant leur accomplissement ou contribution à une compétition sportive. Pour ce qui est des équipes, celles-ci doivent être composées d’au moins 50% de joueurs et d’entraîneurs qui sont nés au N.-B. ou qui ont résidé dans la province pour un minimum de six années durant leur participation avec cette équipe dans leur sport respectif. J’invite donc le chroniqueur à vérifier si les équipes mentionnées répondent à ce critère. Il y a des critères semblables pour les bâtisseurs et vétérans dans les règlements et politiques afin de déterminer leur éligibilité. Pour le Temple de la renommée sportive du N.-B., la définition du mot sport doit être considérée (Exemple: les arts martiaux mixtes n’étaient pas reconnus, y compris le kickboxing).

Un autre constat dans le contenu de cette chronique est que le bureau des gouverneurs et le comité de sélection n’ont pas la tâche et le mandat de soumettre des nominations. Ce sont aux individus, aux organismes et même aux chroniqueurs sportifs de remplir les formulaires de nomination. Ces formulaires sont disponibles en ligne et doivent être reçus avant le 30 novembre de chaque année.

Le banquet du Temple de la renommée sportive aura lieu à Bathurst en 2019, où il célébrera son 50e anniversaire d’intronisation. J’invite donc les gens, amis ou organismes à proposer des athlètes, des équipes, des bâtisseurs et des vétérans venant de toutes les régions de la province, particulièrement de la Péninsule acadienne et de la région Chaleur.

Les formulaires de nomination sont disponibles sur le site du Temple de la renommée sportive.

La sélection est faite permis les nominations reçues en plus de celles qui sont en réserve.

En terminant, j’espère avoir clarifié les commentaires du chroniqueur Robert Lagacé qui accuse le temple de la renommée sportive du N.-B. injustement. Le bureau des gouverneurs est composé de 8 membres venant des différentes régions de la province et les décisions sont prises d’une manière aussi juste et impartiale qu’il est humainement possible de le faire.

Je peux affirmer que le processus de sélection du Temple de la renommée sportive du N.-B. n’a rien à envier aux huit autres provinces du Canada qui ont ce même organisme.

Albert Lagacé
Membre du bureau des gouverneurs
Temple de la renommée sportive du N.-B.