Mon ami le dictionnaire

«Soignez votre langue», c’est le message que répète chaque jour le correcteur électronique «Antidote», au bas de la page 2 de notre journal. Moi, j’invite aussi lecteurs et lectrices à soigner leur français, mais à ne pas gober tout ce que propose Antidote, sans se poser de questions! Le logiciel, lui, il ne s’en pose pas, et il ne sait pas reconnaître ses propres erreurs. Dans la chronique d’hier (jeudi 5 juillet), le mot épar n’est pas un adjectif! C’est un nom masculin d’origine germanique qui signifie une barre servant à fermer une porte. Épars (au masc.) et éparse (au fém.), mot d’origine latine, est bien l’adjectif qui aurait dû figurer en gras dans la chronique des mots.

Au fil des années, j’ai appris qu’il n’est pas sage de se fier entièrement à un correcteur automatique. Il faut savoir le remettre en question. Et pour en arriver là, il faut ouvrir chaque jour son dictionnaire et vérifier l’orthographe ainsi que le sens des mots.

J’aimerais aussi expliquer une règle de grammaire à France Daigle, qui se demande dans sa chronique, si elle doit écrire «J’en ai  lu ou lues les cent premières pages». Règle simple: Le participe passé conjugué avec avoir reste invariable, quand il est précédé du pronom «en».

La locution «J’en ai lu» me rappelle aussi une ligne de la chanson intitulée L’amour en héritage, de Nana Mouskouri. Si vous ne connaissez pas ce beau texte, allez vite le découvrir en ligne!

Profitons de l’été pour consulter chaque jour notre dictionnaire et revoir les règles simples du français!

Adrienne Deveau
Bathurst