De la misère aux yeux

Ce matin, 20 juillet, je visite un logement d’une personne qui me dit être «sur le bien-être social.» Il n’y avait ni électricité, ni papier de toilette, ni rideaux dans les fenêtres. J’en ai mal au ventre.

En lisant l’opinion du lecteur De la poudre aux yeux?, dans l’Acadie Nouvelle du 20 juillet, j’ai pensé vous faire connaître une misère encore pire.

Le décalage entre riches et pauvres me semble plus grand dans nos villages que dans les grandes villes ou j’ai vécu.  En ville, comme Montréal, les démunis peuvent tendre la main au coin d’une rue ou trouver dans les poubelles des choses bonnes et nécessaires à la vie, ce qui est impossible dans nos villages.

Sans l’avoir cherché, je suis devenu un dépanneur-sauveur depuis mon séjour en Péninsule, sur plusieurs plans.

Comment se fait-il que dans la grande région de Shippagan, il n’y a pas de secours-amitié comme à Lamèque? Un tel service me semble plus que nécessaire. Des gens de moyens pourraient se concerter et faire naître un service aux plus démunis.

La joie suprême, selon soeur Emmanuelle, c’est celle du don. Telle est le choix du bonheur.

Léon Robichaud
Shippagan