Une démocratie actualisée

Des élections se préparent au Nouveau-Brunswick. Quelle chance nous avons de vivre dans un pays démocratique! La majorité des citoyens de la planète ne jouissent pas de la même liberté. En effet, 50 pays sont classés non libres, alors que dans 56 autres, le régime gouvernemental accuse de nombreuses violations des droits de la personne.

Il est vrai que les élections ne riment pas nécessairement avec démocratie. Les dirigeants de certains pays où règne une certaine forme de démocratie ont la mainmise sur les éléments clés de leur système électoral et s’organisent pour être réélus pratiquement à vie, ce qui leur permet d’instituer des lois et des mécanismes qui consolident leur règne et étendent leur pouvoir.

Il serait souhaitable que l’ensemble des pays démocratiques fasse front commun pour obliger tous les États au respect des droits de la personne tels que définis par l’ONU. Mais la volonté n’y est pas. Certains d’entre eux, dont le Canada, continuent d’appuyer des régimes autoritaires et répressifs en leur vendant du matériel militaire, ce qui me laisse perplexe.

Je suis déçu, aussi, de voir que aussi peu de gens interviennent dans la gouverne de leur province ou de leur pays comme le leur en donne le droit la structure démocratique existante. Ils peuvent pourtant le faire au quotidien en faisant connaître leur réaction aux décisions des élus et surtout, quand vient le temps des élections. Pourtant, la participation citoyenne aux élections demeure historiquement faible.

Une des pierres angulaires de notre système démocratique est justement notre système électoral. Il confère aux citoyens le droit de participer concrètement aux décisions qui les touchent en élisant des représentants dans la structure de gouvernance, d’où le nom de démocratie représentative. Encore faut-il s’assurer que les élus connaissent bien le pouls de la population qu’ils représentent et qu’ils sont disposés à le respecter.

Cyrille Sippley
Saint-Louis-de-Kent