La langue est vitale

Conscient de l’oppression historique linguistique et culturelle de mes propres ancêtres de langue irlandaise dans leur terre natale, suis fermement solidaire des peuples minoritaires et de leurs luttes pour conserver leurs langues respectives.

Comment pourrais-je faire autrement? En Irlande, un pays européen dont la langue première, l’anglais, est celle d’un pays étranger, la langue irlandaise n’est parlée que par deux pour cent de la population.

La langue est plus qu’un moyen de communication. C’est en quelque sorte un récipient pour les pensées, les sentiments, les souvenirs et les idées d’une communauté. C’est le réceptacle où la littérature, l’histoire, la mémoire folklorique, la crainte et les rêves sont enregistrés pour le présent et emmagasinés pour les générations futures. La langue donne un sens d’appartenance à un peuple; elle est une fenêtre unique sur le monde, donnant une forme à l’identité collective et une fierté à l’égard du passé. La langue est vitale. Le 15 août, je fête avec le peuple acadien, et j’offre mon appréciation de leur belle et vibrante culture telle qu’elle s’exprime au moyen de la langue française.

Kevin Mann
Bathurst