Les politiciens au dernier rang de la popularité

La firme de recherche Insight West rapporte que les infirmières et les médecins sont les plus populaires sur une liste des vingt professions tandis que les politiciens sont au dernier rang. C’est déroutant parce que, dans une démocratie, les citoyens comptent sur les élus pour les bien représenter.

Jamais je n’ai été aussi déçu que le jour où le gouvernement Gallant est allé de l’avant, contre la volonté des citoyens, avec le démantèlement du système de santé en privatisant le Programme extra-mural sans aucune étude sur laquelle fonder sa décision et sans aucun processus d’appel d’offres. Seulement un tas de données fournies par Medavie, la seule société privilégiée par le gouvernement.

J’ai assisté à la réunion de Moncton où le ministre de la Santé Benoît Bourque affirmait à l’auditoire que s’il n’avait pas été convaincu que la décision de privatiser le programme était dans l’intérêt supérieur de la population, il ne serait pas allé de l’avant avec l’idée.

En signant le contrat en catimini le 31 décembre, le gouvernement a démontré du mépris envers la majorité des citoyens qui s’oppose à cette privatisation et un manque de respect pour la Loi canadienne sur la Santé qui stipule clairement que tous les soins médicaux doivent être gérés en vertu de l’administration publique.

Est-il permis de poser la question: «Et, quoi après?» Allons-nous éventuellement vers un système de santé à l’américaine où les gens ne peuvent plus se permettre d’être malades encore moins d’être hospitalisés sans envisager la ruine?

Il est pour le moins étonnant que ce soit un gouvernement libéral qui soit à saper la base du grand projet de Tommy Douglas et de Lester Pearson, soit l’assurance-maladie qu’on a voulu universelle loin du privé et administrée sous la gestion publique là où il se doit.

Hector J. Cormier
Moncton