Enjeux électoraux

Le 24 septembre auront lieu des élections générales au Nouveau-Brunswick.

La population doit être prête avant même le lancement de la campagne, dont l’annonce officielle ne devrait pas tarder. Se préparer signifie se conscientiser aux défis majeurs auxquels notre société est confrontée et qui relèvent du mandat que l’on confiera à l’appareil gouvernemental.

En effet, les défis socioéconomiques et environnementaux deviennent immanquablement des enjeux électoraux lorsque vient le temps pour les citoyens de choisir leurs représentants au sein du gouvernement.

Saurons-nous avec certitude qui parmi les candidats méritera notre appui? En cette matière, la certitude ne sera sans doute jamais absolue. Mais une mesure à laquelle chaque citoyen et chaque citoyenne devraient avoir recours est d’exiger de tous les partis, de tous les candidats et de toutes les candidates une position claire sur les principaux enjeux auxquels est confrontée la société néo-brunswickoise.

Et ce ne sont pas les enjeux qui manquent. Permettez-moi d’en énumérer quelques-uns: la Loi sur les langues officielles, l’équité salariale, une qualité de vie équitable pour tous, le retour des soins de santé au secteur public, la mise en œuvre d’une politique équitable pour la saine gestion d’une population vieillissante, plus spécifiquement en ce qui a trait aux soins à domicile et aux foyers de soins de longue durée, l’adoption d’une loi scolaire conforme à la Charte canadienne des droits et libertés, la dette provinciale incontrôlée, l’avenir incertain d’Énergie NB, la pénurie de personnel infirmier autant dans les hôpitaux que dans les foyers de soins, la disparité salariale au sein du corps médical, un niveau d’alphabétisme à relever au sein de la population adulte, un environnement en péril. Et la liste est loin d’être exhaustive.

Il serait bon aussi que chaque citoyen évalue dans quelle mesure il est lui-même à blâmer pour les manques qu’il reproche au gouvernement.

Cyrille Sippley
Saint-Louis-de-Kent