Il n’existe pas de sots métiers, seulement des professions sous-estimées

On a posé le pied sur la Lune et on se prépare à explorer et habiter Mars, mais on accuse encore un grand retard dans bien des aspects. En effet, la société se heurte encore à des stéréotypes qui affectent grandement les employées des professions à prédominance féminine.

Il ne faut pas se le cacher: bien des domaines sont encore sous-valorisés et sous-rémunérés dans la province. Il s’agit pourtant de professions fort importantes dans bien des sphères de notre société.

Entre autres, les garderies et les foyers de soins emploient des personnes formées, engagées et soucieuses des responsabilités à assumer. En effet, dans le cas de l’éducation à petite enfance, le développement cognitif et les habiletés sociales sont les principaux objectifs des programmes éducatifs. Quant aux foyers de soins, les défis sont aussi grands, car il s’agit de la santé, l’hygiène personnelle, la sécurité et le mieux-être des résidents.

La nécessité et surtout l’urgence de reconnaître ces professions à leur juste valeur n’est pas seulement une question de salaire, mais une valorisation personnelle et professionnelle pour des membres de nos communautés. Si le salaire n’accompagne pas ces lourdes responsabilités à assumer, on risque de faire face à une pénurie de main-d’œuvre dans les secteurs communautaires et de soins.

Il faut donc agir avant qu’il soit trop tard: investir dans les salaires du personnel de soins communautaires et adopter une loi pour assurer l’équité salariale – un salaire égal pour un travail de valeur égale – pour l’ensemble du secteur privé. Pour le moment, il semble être plus facile d’explorer le système solaire que de valoriser des professions polluées par des stéréotypes.

Katleen Leclair-Doucet
Beresford