Mon grain de sel sur le chômage

Je voudrais parler des personnes qui parlent des chômeurs à tort sans savoir le fond de la situation. Ils disent par exemple que les chômeurs abusent du système. Si on parle des travailleurs saisonniers, comment peuvent-ils en arriver là?

Depuis quelques années, ces derniers ont bien de la misère à faire leurs semaines et certains doivent soumettre une demande avec les semaines qu’ils ont. Ils doivent aller cueillir des bleuets ou fabriquer des couronnes de Noël pour arriver à leurs fins.

Les chômeurs ne sont pas des abuseurs. Des emplois, il n’y en a pas tant que ça. Ce ne sont pas quelques emplois chez Tim Hortons qui changent la donne. Chez Rossy, chez Canadian Tire ou ailleurs, les gens gardent leur emploi.

C’est certain qu’il y a – et qu’il continuera à y avoir – quelques abuseurs du système. Que celui qui n’a pas péché me lance la première pierre.

Certaines personnes qui travaillent à l’année ont peut-être embauché un charpentier et l’ont payé sous la table. Il y a bien des façons d’abuser du système, tout le monde sait cela.

Vous, les gouvernements fédéral et provincial, vous savez que le secteur des pêches contribue à la collectivité en générant des exportations d’une couple de milliards de dollars par année.

Cela a des répercussions importantes. Des bateaux sont construits à Bas-Caraquet. Des appareils électroniques, de l’essence, de la glace et de la nourriture pour les hommes de pont sont vendus.

Alors pourquoi les travailleurs saisonniers ne peuvent-ils pas trouver leur compte? De plus, les compagnies de pêche – que ce soit les homardiers, les crevettiers ou les crabiers – paient de gros impôts au fédéral. On m’a dit que l’argent retourne dans les coffres de la province grâce à la péréquation.

Je termine en disant que je déplore les manifestations devant le bureau de M. Serge Cormier. Mais si ça prend ce genre d’intervention pour faire comprendre que cette situation est dramatique, je regrette, mais il faut se faire entendre.

On a besoin de vous, M. Cormier, vous êtes au pouvoir et je souhaite que vous puissiez, avec vos collègues, trouver une solution une fois pour toutes.

Gilles Vienneau
Caraquet