Une péninsule, une ville

L’union des municipalités de la Péninsule acadienne en une seule ville telle que décrite dans la section Idées du journal Le Devoir du 15 août 2018 par deux auteurs québécois. Mathieu Jacques et Émile Grenier, serait une démonstration de force sans précédent en Acadie. Je pense que les gens de mon coin auraient avantage à penser grand, car l’unification des municipalités est un phénomène qui à l’avenir prendra de l’importance pour le développement économique.

L’union des municipalités de la péninsule donnerait une agglomération de «50 000 habitants et deviendrait, dans les faits, la ville à majorité francophone hors Québec la plus importante en Amérique du Nord», lit-on dans Le Devoir.

Le municipal est le seul pouvoir qui nous appartient en totalité où il est possible de transmettre nos préoccupations aux autres paliers de gouvernements. L’unification avec les arrondissements est un modèle qui a fait ses preuves et qui permettra de conserver l’identité distincte de chaque paroisse.

Le poids politique des villes a tendance à s’accroître depuis quelques années et tout laisse présager que cette tendance ira en s’accentuant à l’avenir. Enfin je vous souhaite en ce lendemain de Fête nationale de réfléchir à cette option d’unir nos communautés pour parler plus haut et plus fort à Ottawa et Fredericton. «Ça permettrait certainement aux Acadiens d’avoir un pouvoir d’influence plus grand au sein du Nouveau-Brunswick et du Canada», lit-on dans le texte publié dans Le Devoir. D’après l’expérience vécue comme Gatinois, la fusion des municipalités en Outaouais est un succès et je souhaite la même chose pour la Péninsule acadienne. Mais la volonté politique sera-t-elle au rendez-vous? Il faut une mobilisation de la population pour réussir le grand changement.

Serge Landry
Gatineau