Débat des chefs: en français s’il-vous-plaît

Tous les soirs, nous regardons les nouvelles de Radio-Canada Acadie en français. Cela va de soi. CBC les présente en anglais pour son auditoire anglophone et c’est parfait comme ça.

Or, il paraît que Radio-Canada aurait accepté que cette année, il n’y ait pas de débat des chefs en français. Pourquoi? Parce que certains chefs ne savent pas s’exprimer en français?

Et la traduction simultanée, ce n’est pas assez bon pour eux?

Le débat des chefs aide les électeurs à évaluer les candidats qui se présentent pour gouverner la province pendant les quatre prochaines années. C’est un débat très important pour tous ceux qui ont les élections et la démocratie à coeur. Les francophones ont besoin de l’entendre dans leur langue, pas dans un mélange de français et d’anglais, surtout que les échanges entre les chefs est parfois si houleux que c’est difficile de les suivre même dans une langue. Et si ce débat donne la parole au public, c’est encore plus important qu’il y en ait un en français et un autre en anglais, car les préoccupations des francophones et celles des anglophones ne sont pas toujours les mêmes.

Si certains chefs refusent de participer à un débat en français, s’ils refusent que leurs paroles soient traduites en français, c’est qu’ils ne respectent pas les francophones. Radio-Canada Acadie n’a pas à plier l’échine pour répondre aux désirs de ces individus. Sa mission, son devoir,  c’est d’informer les francophones de cette province en français. C’est vrai pour le Téléjournal et c’est encore plus vrai pour le débat des chefs.

Bernadette Landry
Dieppe