Les problèmes sociaux ne manquent pas au N.-B.

Les structures trop rigides, les lacunes du côté des pensions d’invalidité et du système d’appel et les fonds restreints pour les réparations domiciliaires sont parmi les problèmes les plus importants sur le plan social au Nouveau-Brunswick. À cela s’ajoute le fait que les capacités limitées sont mal évaluées et traitées et que les règles entourant la confidentialité empêchent d’échanger de l’information quand la vie est en danger.

Dans un récent sondage, nous avons sollicité l’avis des candidats politiques provinciaux par rapport à ces questions et les résultats sont mitigés.

Le Parti vert et le NPD sont ceux qui vont le plus en profondeur en proposant un changement de modèle de gouvernance, des politiques nuancées et adaptées et un plus grand pouvoir local dans la prise de décisions.

Les autres partis, quant à eux, s’en tiennent à leurs positions traditionnelles. On affirme, par exemple, que l’on doit travailler en partenariat avec les groupes intéressés, sans préciser comment on s’y prendrait. Seul le Parti vert a indiqué que la consultation doit inclure les utilisateurs des services qui sont, en définitive, les premiers concernés.

En général, on fait peu état de mesures particulières pour les personnes inaptes au travail et celles qui sont à risque, sauf que le Parti libéral souligne l’importance de services intégrés et personnalisés pour ces personnes. Les autres partis font une incursion en terrain nouveau en réclamant des changements.

Le Parti vert, quant à lui, met l’accent sur les particularités du milieu rural et la nécessité d’éliminer les disparités entre les milieux urbain et rural, alors que le NPD suggère que l’on révise dans la loi la définition d’un «revenu» en affirmant qu’il n’est pas normal qu’un emprunt soit considéré un revenu en calculant l’admissibilité à l’aide sociale.

Finalement, les grands partis dérogent peu du modèle actuel d’aide sociale. Ils demeurent évasifs par rapport à ceux dont les capacités sont limitées et ceux qui vivent en milieu rural, qui constituent pourtant 48% de la population.

Peut-être faudra-t-il attendre encore avant de voir une réforme de l’aide sociale dans cette province, mais au moins le Parti libéral nous a promis de nous rencontrer s’il est réélu, ce qui laisse poindre une lueur d’espoir à l’horizon.

Claude Snow
Comité des 12 pour la justice sociale