La pollution et la propreté de notre province

Les libéraux ont commencé leur campagne électorale avant la date prévue. Faut-il voir là un signe de nervosité ou simplement une stratégie confirmant qu’ils sont toujours en campagne depuis quatre ans? De jour en jour, on pourra lire et entendre de nombreuses promesses susceptibles à convaincre les nombreuses personnes indécises d’où l’explication probable des résultats serrés et donc peu prévisibles.

Il est certain que les thèmes ne manqueront pas encore, car la classe politique est reconnue pour son imagination créatrice, peu importe le coût financier des engagements.

Sauf le Parti vert, osons dire qu’aucune formation politique n’abordera la pollution ou la propreté de notre province. Pourtant, sur ce sujet, Charles Aznavour, l’unique et le très célèbre chanteur arménien, y a consacré une de ses plus belles chansons qu’il a intitulée «La Terre Meurt». On dirait un message des prophètes de l’Ancien Testament.

«Les océans sont des poubelles. Les fonds de terre sont souillés. La Terre meurt, l’homme s’en fout. Où allons-nous? Et nul ne s’inquiète de l’eau. Sous le ciel, le sol se réveille, les forêts brûlent. La sécheresse se déchaîne.»

En effet, de plus en plus, notre planète se réveille et manifeste ses propres souffrances au moyen de très puissants ouragans; des nombreux tremblements de terre qui tuent; des inondations cruelles causant des déplacements de populations et des noyades; des sécheresses un peu partout qui forcent des populations à se réfugier ailleurs. Cet été, encore, à travers la planète, la chaleur n’a probablement jamais atteint un si haut degré. De nombreux feux au Canada, aux États-Unis et ailleurs ont détruit de magnifiques forêts.

La République de Singapour pourrait inspirer nos politiciens. Quiconque y jette par terre un simple mégot de cigarette doit payer une amende de 1000$. Si notre propre province adoptait une telle mesure, elle effacerait vite sa dette publique de 14 milliards $, aurait un surplus budgétaire et une province beaucoup moins malpropre!

Alcide F. LeBlanc
Moncton