Un salaire équitable réduira la pauvreté chez les femmes

Le Front commun pour la justice sociale du Nouveau-Brunswick appuie la lutte pour l’équité salariale. Nous luttons contre l’appauvrissement et nous visons l’élimination de la pauvreté au Nouveau-Brunswick. Un des aspects de cette pauvreté a le visage des femmes, car une plus grande proportion de femmes que hommes vivent dans la pauvreté.

Les Néo-Brunswickoises sont davantage touchées par la pauvreté puisqu’elles font face à des barrières importantes sur le marché du travail, telles, entre autres,  l’accumulation d’emplois à temps partiel et l’occupation d’emplois à prédominance féminine. Ces derniers sont sous-valorisés et par conséquent, sous-payés. De plus, les femmes représentent un peu plus de la moitié de la population, mais elles sont presque deux tiers de celles qui cumulent plus d’un emploi. Elles sont aussi surreprésentées dans les emplois au salaire minimum ce qui a des conséquences sur leur revenu.

En novembre 2015, nous avons lancé la campagne 15$ + Justice pour un salaire minimum de 15$ l’heure et des normes d’emploi plus progressives. Selon nous, afin d’obtenir un salaire décent, il faut certainement augmenter le salaire minimum, mais aussi assurer un salaire équitable par l’entremise d’une loi proactive sur l’équité salariale, dans le secteur privé. L’équité salariale est non seulement une question de justice, mais aussi un droit fondamental pour les femmes.

Nous appuyons les démarches de la Coalition pour l’équité salariale du Nouveau-Brunswick, ainsi que leur campagne «Équité salariale maintenant!». En valorisant les emplois à prédominance féminine, nous allons faire un grand pas vers la diminution de la pauvreté.

Jean-Claude Basque (Moncton)
Front commun pour la justice sociale