Un point de vue différent sur l’examen NCLEX

Je suis une diplômée NCLEX-PN  (Practical Nurse). C’est aux États-Unis que j’ai suivi un cours dans une école agréée et passé l’examen NCLEX-PN.

Je suis francophone et mon anglais n’était pas fort. Je ne jetterais pas la faute à l’examen NCLEX mais je me poserais des questions sur la qualité de l’enseignement en science infirmière à l’Université de Moncton.

J’ai travaillé pendant dix ans aux États-Unis et pendant cinq ans au Canada où j’ai œuvré aux côtés de plusieurs infirmières immatriculées (registered nurses). Il semble qu’au Canada, la seule province qui a son propre examen d’accès à la profession est le Québec.

Quelques infirmières francophones que j’ai rencontrées et qui ont obtenu leur diplôme de l’Université de Moncton n’étaient pas fortes. Je sais que ça va crier au meurtre, mais c’est la vérité.

Je suis en position de pouvoir comparer. Une infirmière avec un baccalauréat en science infirmière qui ne sait pas comment gérer un tube naso-gastrique, c’est assez surprenant parce que moi, avec mes 12 mois d’études collégiales continues (sans congé), je le lui ai expliqué.

Je suis certaine que de bonnes infirmières ont obtenu leur diplôme de l’Université de Moncton. Il s’agit de celles (et de ceux, puisque je parle aussi des hommes lorsque je fais référence aux «infirmières») qui ont passé beaucoup de temps dans les livres.

Je ne pense pas que quelques erreurs de traduction ont pu les empêcher de passer l’examen à moins que la traduction de l’examen NCLEX-RN soit un véritable fiasco. Je suis certaine que ce n’est pas facile pour les anglophones non plus, mais elles sont peut-être mieux préparées académiquement.

Nicole Tremblay
Grande-Anse