On ne peut plus dépenser sans compter

La cote de crédit du Nouveau-Brunswick se dégrade et celle-ci pourrait bientôt être frappée par des paiements d’intérêts encore plus élevés, après qu’une importance agence de notation de crédit eut déclaré que les tendances économiques de la province se dirigent dans une direction négative.

Il y a une capacité limitée à augmenter les impôts ou à restreindre les dépenses, ce qui signifie que toute détérioration des perspectives économiques ou de nouvelles dépenses se traduiront par une dette encore plus élevée.

Cette déclaration du DBRS dément l’affirmation récente de la ministre des Finances, Cathy Rogers, et celle du premier ministre. Elle avait dit que le Parti libéral avait rétabli l’ordre financier. L’avenir du Nouveau-Brunswick est loin d’être rose et sa situation économique a besoin d’une attention bien particulière.

Les candidats de toutes allégeances politiques ont le devoir et l’obligation d’expliquer clairement aux électeurs et électrices la situation économique de la province qui se dégrade, avant même que les tonnes de promesses nous tombent dessus. Il faut leur faire comprendre que tu ne peux plus dépenser sans compter. Dans la situation actuelle des finances de la province, il ne devrait avoir qu’une seule promesse en cette période d’élection de la part de tous les partis politiques: celle de gérer efficacement l’économie de la province. Présentement le Nouveau-Brunswick recule.

Isidore Dugas
Caraquet