Un principe d’égalité

«La loi, c’est la loi», comme le disait si bien le romancier Claude-Henri Grignon par la voix de son personnage Séraphin Poudrier (Belles histoires des pays d’en haut). Le Richelieu International s’inquiète fortement de la réaction de la Société Radio-Canada de baisser les bras devant un parti politique provincial refusant le débat et nous parlons ici d’une province, et la seule au Canada, officiellement bilingue!

Selon Gabriel Béland, de La Presse, Denis Robichaud, chef de l’information à Radio-Canada Acadie aurait déclaré: «On a un devoir de présenter les priorités des différents partis politiques. On ne peut pas exclure un parti qui a obtenu 35% des voix aux dernières élections.»

M. Robichaud omet de dire qu’il n’y eut que 65% des votants à cette élection. Ce 35% ne représente donc plus que 23% des votants contre 33% de francophones, soit le tiers de la population. Est-ce un pourcentage si négligeable? Les membres du Richelieu International sont d’avis que la mission de Radio-Canada n’est pas de servir un parti politique quel qu’il soit, mais de desservir 100% de la population. Tous les francophones et francophiles du Nouveau-Brunswick ont un droit égal aux anglophones d’obtenir une information directement des chefs de partis surtout à l’occasion d’un débat préélectoral. Pourquoi Radio-Canada prive-t-elle les francophones canadiens de l’information importante qu’apporte un débat des chefs?

Le Richelieu International appuie la position de la Société de l’Acadie du Nouveau-Brunswick et exige de Radio-Canada de reprendre le dialogue avec les partis politiques de la province afin de trouver une solution acceptable et applicable. Il en va d’un principe démocratique qui veut que tous soient traités sur un pied d’égalité en vertu de la loi sur les langues officielles du Canada et de celles du Nouveau-Brunswick.

Luc J Doucet (Dieppe)
Président Richelieu International