Planifier l’inévitable

J’ai regardé, dimanche soir, Tout le monde en parle. C’était une émission très intéressante. Dans l’actualité, nous avons eu la présence de Justin Trudeau, de Denise Bombardier et de Jean Chrétien. À voir.

Moins éclatante, mais tout aussi intéressante fut l’entrevue de Phoudsady Vanny qui est venue parler du Salon de la mort qui se tiendra au palais des congrès de Montréal les 3 et 4 novembre 2018.

Le Salon de la mort est une invitation à venir réfléchir à la réalité de la mort, mais aussi à envisager une préparation aux rites, cérémonies, dépenses, industries et procédures légales qui entourent cet événement inévitable. Il y a la réflexion personnelle et la spiritualité, mais il y a aussi la charge qui retombe sur les épaules des survivants de la famille, charge qui peut être d’autant plus grande que rien n’aurait été planifié. Alors, le message est «pensez-y et planifiez pour que vos funérailles reflètent vos valeurs et vos choix». Le salon de la mort vise à s’adresser à ces questions dans une atmosphère «légère et lumineuse»

Au cours de l’émission, j’ai trouvé un peu moche l’attitude désinvolte et peu sérieuse des participants à l’émission face à cette initiative créatrice et sérieuse. À écouter Mme Bombardier, ce n’est qu’une autre façon de faire du business sur la mort. Malgré le respect que j’ai pour Mme Bombardier, je trouve cela un peu faible. Serge Fiori nous faisait comprendre qu’il préfère ne pas y penser comme si fermer les yeux peut arrêter le train qui fonce sur nous.

Sur ce, mon expérience comme médecin à l’hôpital me fait admirer le réalisme des acadiens par rapport à la réalité de la mort. Planifions et écrivons nos volontés; c’est important.

Daniel Beaudry
Moncton