Le mépris, plus grave que l’ignorance

De temps à autre, certaines personnes de notoriété publique se permettent de livrer leurs impressions au sujet des francophones vivant hors Québec. Ceux-ci ont déjà été considérés comme des «cadavres encore chauds» et plus récemment «en voie de disparitions». Ceux et celles qui tiennent de tels propos ont une profonde méconnaissance de la vitalité des communautés de langue française qui luttent bravement contre l’assimilation. Cette ignorance est certes déplorable, mais leur attitude condescendante est plus grave puisqu’elle les empêche de reconnaître leur propre ignorance. Cela n’aide en rien ces les communautés en question à s’en sortir, à être fiers de leur identité. Elles auraient plutôt besoin d’un soutien réel dans leurs efforts de tous les jours pour préserver et améliorer leur langue parlée et écrite et, ainsi, contrer leur insécurité linguistique.

Clément Loubert
Moncton