Signons le Pacte pour la transition

En tant que citoyenne du Nouveau-Brunswick, j’écris ces lignes avec un certain découragement face à nos élites politiques et la société civile. Le secrétaire général des Nations unies nous exhorte à changer radicalement notre façon de gérer nos ressources.

«Nous devrons arrêter la déforestation, restaurer les forêts détériorées et changer notre manière de cultiver. Il faut aussi revoir la manière de chauffer, de refroidir et d’éclairer nos bâtiments pour gaspiller moins d’énergie.» – António Guterres

Si personne ne réagit d’ici deux ans, toutes les projections actuelles sur le climat seront imprévisibles. Sans rentrer dans l’apathie et la peur, nous devons faire des gestes qui sont sensés pour le Nouveau-Brunswick et la planète.

Les petits gestes du quotidien comme faire plus de repas végétariens peuvent avoir un impact. L’achat local ne devrait plus être le privilège des élites, mais une évidence. L’électrification des transports devrait être une priorité fédérale pour favoriser l’émergence d’une tendance massive vers des transports collectifs électriques. Les nouvelles maisons et les maisons luxueuses devraient être obligées d’avoir un plan de production d’électricité domiciliaire. Les solutions existent, il faut seulement une volonté collective et individuelle pour les imposer.

Je pense malheureusement que les lobbyistes propétrole influencent trop la politique actuelle. Nous devons dire non à l’état pétrolier et à ses dérives. Même si on raffine les techniques d’extraction du gaz de schistes, la contamination de la nappe phréatique est un dommage collatéral inévitable. Si la simple exploration a contaminé des puits à Rexton en 2014, imaginez lorsqu’il y aura des centaines de puits à Sussex.

De plus, le gouvernement Higgs n’a pas la légitimité d’investir l’argent public dans une guerre idéologique contre les minces efforts que le gouvernement fédéral fait pour les changements climatiques. La bourse du carbone est nécessaire dans un monde capitaliste qui cherche toujours le profit. Nous n’avons plus le luxe d’être naïfs et de penser que l’industrie va s’autoréguler.

Aujourd’hui nous devons passer à l’acte dans un effort collectif pour la survie de l’humanité rien de moins. En tant que mère de deux enfants, je suis obligée de cultiver l’espoir en nous. Il faut que la population civile se lève pour faire valoir son droit à la vie, protégé par la charte des droits et libertés canadienne. Le gouvernement est imputable vis-à-vis les générations futures.

Si vous voulez appuyer des initiatives et calculer votre empreinte écologique, il y a le site québécois le pacte.ca et le site français On est prêt.

Karine Lapointe
Grande-Digue