Quelques conseils aux bourreaux du milieu scolaire

J’éprouve toujours une grande peine, une colère profonde, et même, je dirais, une honte quand je lis de tristes histoires nous rappelant l’existence continue de l’intimidation et de la violence dans nos écoles publiques. L’histoire qui nous est brillamment rapportée par l’Acadie Nouvelle dans son édition du 19 novembre me provoque à dénoncer cette réalité purement inacceptable.

En lisant bien l’article, je vois un enfant souffrir à l’école ce qui est condamnable, inhumain et brutal. À maintes reprises, la mère s’en est plainte, mais le problème semble persister à tel point qu’elle a décidé de garder son enfant à la maison et a même entrepris des démarches pour que son fils fréquente une autre école.

Aux petits et aux grands bourreaux, je vous implore de bien me lire et de bien me comprendre. À l’école ou en dehors du milieu scolaire, vous n’avez aucun droit de faire souffrir les garçons et les filles qui veulent s’instruire, s’éduquer, se former ou se faire des amis. Sachez que la vie de nos jours est déjà suffisamment difficile sans que vous vous efforciez d’ajouter d’autres poids qui la rendent encore pire.

En agissant comme des bourreaux, vous faites de la peine à vos propres parents qui sont souvent jugés à tort de vous avoir mal élevés. Vous faites également souffrir vos victimes, leurs amis, leurs parents.

Personne ne vous appuie, ni la direction, ni le personnel, ni les autorités scolaires, ni votre entourage. Vous devez vous comporter comme des êtres généreux, charmants, respectueux et polis. Ainsi, vous contribuerez à rendre votre propre vie plus heureuse tout comme celle de vos collègues, du personnel et de l’ensemble de tous les parents du milieu où vous vivez.

Un tout petit conseil à la mère de l’enfant qui souffre. Je crois que vous devez faire confiance aux mesures que l’école entreprend pour corriger la situation. En voulant transférer votre enfant dans une autre école, les bourreaux crieront victoire. Il leur revient de changer radicalement leurs comportements inhumains.

Alcide F. LeBlanc
Moncton