La fracture linguistique au N.-B. est un microcosme du Canada

Cet article a été publié à l’origine sur The Conversation, un média indépendant et à but non lucratif de nouvelles, d’analyses et de commentaires d’experts universitaires.

La fièvre suscitée par les élections fédérales de cette année et le chaos politique aux États-Unis pourraient nuire à la survie du gouvernement dans l’une des plus petites provinces du Canada.

Les derniers mois ont été remarquables dans la politique au Nouveau-Brunswick, remplis de préfigurations pour l’année à venir. Le 30 novembre, le discours du trône du Parti progressiste-conservateur a été adopté à 25 voix contre 23, le gouvernement a finalement gagné la confiance de l’Assemblée législative, 67 jours après les élections très controversées de septembre.

Comme dans la mémoire récente de la plupart des gouvernements minoritaires, le drame ne s’est pas arrêté sur ce vote de confiance quelque peu anti-climatique. Ce qui se passe actuellement présente des similitudes avec certaines des intrigues les plus connues de la politique canadienne.

Les élections de 2018 au Nouveau-Brunswick ont ​​donné naissance au premier gouvernement minoritaire de la province depuis 1920. Deux partis mineurs avec des résultats historiques détiennent l’équilibre des forces (les trois sièges des Verts et trois de l’Alliance du peuple) et le parti ayant le plus de sièges (les PC) a perdu le vote populaire par cinq points aux libéraux à la deuxième place.

J.P. Lewis

Professeur agrégé d’histoire et de politique

Université du N.-B.