Les salaires des travailleurs doivent augmenter

La Banque du Canada a suspendu les hausses de son taux directeur cette semaine, en partie parce que les dépenses de consommation et l’investissement en logements ont été plus faibles que prévu. Mais il n’est pas surprenant que les ménages dépensent avec plus de prudence face à la hausse des taux d’intérêt et à la faiblesse persistante de la croissance des salaires. L’énigme à résoudre: pourquoi les salaires sont si faibles?

Compte tenu de la vigueur des autres indicateurs économiques, les salaires devraient augmenter plus rapidement. Le taux de chômage national est à son plus bas niveau en 40 ans. Le taux de chômage en 2018 au Nouveau-Brunswick était de 8,0% – le deuxième taux le plus bas enregistré depuis 1976 (il était tombé à 7,5% en 2007, juste avant la dernière récession).

Comme le montre l’action de la Banque, les salaires réels stagnants ont des effets économiques plus vastes: lorsque les ménages ont plus d’argent dans leurs poches, ils le dépensent dans leurs communautés locales.

La croissance des salaires, qui demeure obstinément faible, est due à la croissance de l’emploi précaire et à l’austérité budgétaire des gouvernements provinciaux. C’est pourquoi le SCFP-NB renforce le pouvoir de négociation des travailleurs et des travailleuses par le biais de notre campagne Négocions vers l’avant – Mettons fin au Mandat, qui vise à mettre fin à une décennie de contraintes salariales imposées par la province.

Daniel Légère, Président du SCFP NB
Angella MacEwen, Économiste au SCFP
Dieppe