Le valet et son roi

Est au pouvoir un grand valet, son roi très puissant a un vaste royaume.

Aux apparences démocratiques, ce roi croit que tout lui est dû.

Il contrôle l’économie d’un vaste territoire et tous les médias d’une langue autre.

Il décide, sans mine de rien, des gouvernements et des affaires sur son territoire.

Beaucoup de ses fidèles valets travaillent dans divers postes, au gouvernement et ailleurs.

Tous lui sont d’une fidélité inébranlable.

Ils le servent bien, même quand ils ne semblent plus travailler directement pour lui.

Ils sont ses plus fidèles serviteurs.

Notre premier ministre actuel, ayant été au service du roi pendant plusieurs décennies, prône, à la satisfaction du souverain, le retour du gaz de schiste, l’oléoduc Énergie Est, se positionne contre la taxe sur le carbone et ne fera pas la promotion des droits des francophones.

Ce qui plaît au souverain, au point d’en faire l’éloge publiquement.

Quelle joie pour un tel serviteur.

Le valet pour rester au pouvoir doit respecter une loi qu’il voit comme malheureuse.

N’ayant pas le choix, il a nommé à la cour un francophone.

Le grand valet lui a donné un titre qui semble important, ses commettants francophones devraient être heureux.

Mais en fait, y a-t-il un bouffon dans cette cour?

Où est notre Amanda Simard?

Que le peuple ne se pose plus de questions,

Qu’il soit heureux d’avoir un roi et un si habile valet.

Qu’il oublie ses droits dans la joie et l’harmonie.

Pourvu que le roi soit heureux et prospère.

Voilà, avec le multilatéralisme.

L’apanage de tout gouvernement.

Les valets, le roi, et ses gueux.

Réginald Boudreau
Grande-Anse