Les faits sur la contribution de Moncton Centre-ville au Centre Avenir

J’ai cru qu’il était important et de mon devoir, à la suite de la controverse soulevée cette semaine concernant l’engagement de Downtown Moncton Centre-ville Inc. (DMCI) envers le Centre Avenir, de faire le point à ce sujet.

DMCI s’est toujours employé à créer un milieu attrayant pour les investisseurs tout en faisant régner une atmosphère vivante et invitante pour les touristes et les résidents. DMCI estimait et est toujours convaincu que le complexe portant maintenant le nom de Centre Avenir pouvait jouer un rôle déterminant dans la consolidation du centre-ville de Moncton en tant que meilleur endroit pour travailler, magasiner, se divertir, vivre et investir.

C’est pourquoi la grande priorité de DMCI au cours des dix dernières années a été de plaider en faveur de la construction du complexe. En plus de soutenir le centre multifonctionnel, DMCI voulait démontrer l’importance du projet pour le centre-ville et toute la ville. À cet effet, l’organisme privé sans but lucratif, financé par les parties prenantes du centre-ville, est le seul organisme qui s’est engagé à contribuer pour 3,75 millions $ à la concrétisation du projet.

Nous pouvons déjà constater les avantages de la construction du centre multifonctionnel. Comme prévu, il s’est déjà révélé un catalyseur important pour le développement et l’activité économique au centre-ville. Il n’y a qu’à penser au 840, rue Main, au 55, rue Queen, au 16, rue Church et au 29, rue Victoria, par exemple. Ce n’est que le début et la suite promet!

Il est maintenant devenu évident que le financement du Centre Avenir a suscité une certaine confusion et engendré une certaine controverse rapportée dans les médias. Voici donc les faits:

Le conseil municipal a commandé une étude indépendante réalisée par IBI en 2009 afin de valider la demande du marché.

Par la suite, le conseil municipal a mis sur pied un groupe de travail communautaire complet coprésidé par le conseiller Brian Hicks et M. James Lockeyer. Un rapport publié en 2010 présentait trois différentes analyses comparatives pour assurer le fonctionnement d’un nouveau complexe. Pour chacun des scénarios, une ligne indiquant l’impôt foncier était présentée sous la rubrique «dépenses liées aux installations».

DMCI s’est d’abord engagé à verser 2,5 millions $ sur 10 ans pour le projet avec l’intention de rendre la cotisation à la Ville. La cotisation pour un immeuble de 100 millions $ se chiffrerait à 160 000$ par année, montant qui serait remis à la Ville. La différence du montant proviendrait de la croissance additionnelle de l’évaluation au centre-ville.

DMCI s’est ensuite engagé à verser 3,7 millions $ sur une période de 15 ans envers le projet. Ces engagements ont été pris, étant entendu que le complexe soit un centre multifonctionnel; ce qui signifie qu’une cotisation serait imposée à une partie de l’immeuble. Les parties ont toutes constaté que le centre multifonctionnel ne serait pas soumis à la perception d’impôt.

DMCI a réalisé qu’il serait responsable du 3,75 millions $ au complet. L’organisme s’est remis au travail pour déterminer le meilleur moyen de respecter son engagement sans que cela ne nuise à ses activités.

Sur la base des renseignements fournis ci-dessus, il est tout simplement faux de dire, comme certains membres du conseil municipal l’ont suggéré, que DMCI n’a pas fait preuve de la diligence nécessaire quant à son engagement envers le Centre Avenir.

On m’a cité à maintes reprises et je vais encore me répéter: la situation actuelle n’est absolument pas idéale. Malgré tout, DMCI continue de vouloir respecter son engagement, sans compromettre les activités quotidiennes de l’organisme, parce que nous considérons que le Centre Avenir est un pilier important de la croissance future de notre ville.

Jusqu’à présent, seuls des fragments de l’entente entre DMCI et la Ville ont été diffusés et commentés. Les éléments les plus importants de ce protocole d’entente sont présentés ci-dessous:

DMCI s’engage à contribuer pour 3 750 000$ sur une période ne devant pas dépasser 30 ans.

La cotisation prélevée pour les nouveaux projets de développement à l’intérieur des limites de la ZAA sera consacrée à remplir cette obligation.

L’échéance convenue entre le personnel de la Ville et DMCI, présentée dans le protocole d’entente, prévoit que le financement sera acquitté d’ici 20 ans.

Si, à la fin de la période de 30 ans, l’engagement n’est pas complètement respecté, DMCI sera dispensé de verser le solde impayé.

L’engagement compris dans le présent protocole d’entente se limite à la cotisation de la ZAA existante de 0,16$ par tranche de 100$ d’évaluation. Toute hausse de la cotisation visant la ZAA est exclue de l’engagement et des modalités du présent protocole d’entente.

Advenant une expansion des limites de la ZAA, tout nouveau projet de développement suivant la date d’expansion sera inclus.

DMCI considère que son engagement constitue un investissement dans le développement futur du centre-ville et nous sommes fiers de contribuer au succès du Centre Avenir.

J’ose espérer que ces commentaires et que les renseignements fournis serviront à clarifier la situation pour nos parties prenantes ainsi que pour le grand public.

Jim Dixon, président
Conseil d’administration de Downtown Moncton Centre-ville