L’importance de nourrir aussi l’esprit

Chaque jour, comme des milliers d’Acadiens et d’Acadiennes, je me fais un plaisir de lire attentivement l’Acadie Nouvelle que je considère être un excellent journal. Ses journalistes, compétents et informés, nous tiennent au courant de l’actualité provinciale, nationale et internationale.  Ses collaborateurs y ajoutent aussi des éléments qui nourrissent nos esprits de même que tous les autres qui contribuent à faire de ce journal un outil culturel, éducatif et instructif de première qualité.

En plus de cela, l’éditorialiste, François Gravel, sur une base presque quotidienne, nous présente et nous offre une très riche et profonde réflexion qui fait honneur à la langue française, à l’Acadie Nouvelle et à la sagesse humaine. D’ailleurs, au cours des dernières années, à trois reprises, il a été reconnu comme l’un des meilleurs au pays.

Par contre, ce qui me désole, c’est de constater que plusieurs des nôtres n’attachent pas assez d’importance et de valeur à l’Acadie Nouvelle. S’ils préfèrent acheter et lire ceux de nos compatriotes, on ne peut pas trop s’étonner si notre jeunesse scolaire, infirmière et universitaire éprouve autant de difficulté à lire, à comprendre, à écrire ou à parler correctement notre langue. Et comment expliquer du grand nombre de nos étudiants qui s’inscrivent dans les institutions qui ne sont pas les nôtres?

Pour conclure, je soutiens que si le journal français n’est pas l’outil privilégié à la maison, il y a de grandes chances que la bibliothèque familiale en soit le reflet. Ces deux seuls facteurs contribuent sournoisement à l’assimilation linguistique et culturelle.

Alcide F. LeBlanc

Moncton