Des routes très dangereuses

M. Robert Gauvin, vice-premier ministre et M. Guy Arseneault, député de Campbellton-Dalhousie, nous, les élèves de 6e année de l’école Le Galion des Appalaches, désirons vous faire part de notre opinion en ce qui concerne les routes de notre région. D’après nous, les routes sont pitoyables et très dangereuses.

Nous sommes d’avis que quelque chose devrait être fait avant qu’un grave accident ait lieu, car nous avons peur pour notre sécurité et celle de nos proches lors de nos déplacements. C’est pourquoi nous aimerions vous entretenir sur l’état des routes et sur la réalité des gens du Restigouche.

En premier lieu, l’état de nos routes est inacceptable et déplorable. Après une grosse tempête de neige, ces routes deviennent glissantes, glacées, dangereuses et non sécuritaires pour les automobilistes puisque le déneigement ne se fait pas assez rapidement. Nous sommes d’avis que ces conditions routières causeront bientôt de graves accidents. Ces derniers pourront être mortels et même blesser un membre de notre famille.

En deuxième lieu, la réalité des gens qui vivent dans le Restigouche est difficile. Les gens qui doivent emprunter ces routes pour se rendre à leur travail arrivent en retard. De plus, les déplacements sont très lents, car les gens ont peur de faire un accident dans les courbes ou les grandes côtes. Pour nous, les élèves, nos autobus scolaires ne sont même pas en mesure de venir nous chercher à notre arrêt habituel puisque la condition dangereuse des chemins ne le permet pas. Nous devons avoir le sentiment de nous rendre à l’école de façon sécuritaire et malheureusement, ce n’est pas le cas. Sans oublier, messieurs, les élèves qui doivent attendre leur autobus sur le bord du chemin. La neige est tellement haute qu’il est presque impossible d’attendre à l’arrêt comme il se doit sans être en danger et si nous sommes marcheurs, les trottoirs ne sont pas déblayés après le passage de la charrue. Selon nous, il faudrait que le problème soit réglé avant qu’un enfant soit happé mortellement ou qu’une famille de la région soit victime d’un grave accident.

Pour conclure, nous sommes d’avis que les chemins sont très mal entretenus. Nous suggérons donc de déblayer plusieurs fois par jour les routes affectées, de mettre du sel ou du sable et à cela s’ajoute le fait que les bancs de neige devraient être baissés afin que les enfants soient vus par les conducteurs et qu’ils aient de la place pour attendre leur autobus. Maintenant que nous avons bien identifié nos préoccupations, une question demeure: est-ce qu’on attend un grave accident avant de faire quelque chose?

Veuillez agréer, messieurs, nos salutations les plus distinguées.

Élèves des groupes de 6e année A et B
Classe de Madame Geneviève Gagnon
Galion des Appalaches
Campbellton