La santé mentale, il faut s’en occuper

De nos jours, il est de plus en plus fréquent de parler de santé mentale. Les tabous s’y rattachant s’atténuent progressivement. Il n’en reste pas moins que la personne aux prises avec une maladie mentale tarde souvent à la reconnaître, soit par ignorance ou à cause du déni. C’est en partie ce qui l’empêchera de prendre les bons moyens de prévention ou de guérison.

Comment savoir si le malaise psychique ressenti mérite une attention particulière? S’agit-il d’un syndrome important comme la dépression, le stress post-traumatique, l’anxiété généralisée ou d’un état plus débilitant? Est-il possible de se traiter soi-même? À quel moment faut-il se confier à un ou une professionnelle en santé mentale? Bien qu’il n’y ait pas de réponse simple à ce genre de question, il faut agir aussitôt qu’un malaise se fait sentir.

S’il s’agit d’un symptôme en apparence de moindre importance comme, par exemple, une insomnie occasionnelle, un état de tristesse justifié, une fatigue passagère, il n’y a peut-être pas lieu de s’alarmer, surtout si le malaise se dissipe après avoir pris du repos ou un peu de recul. Si toutefois plusieurs symptômes se manifestent de façon intense et tenace comme, par exemple, la perte d’enthousiasme, le sentiment de détresse, le retrait des rapports interpersonnels, les pensées suicidaires obsédantes, il ne faut pas hésiter à agir. On peut d’abord en parler à une personne de bon conseil ou encore à son médecin qui pourront, à la suite d’une bonne écoute, vous aider à prendre la meilleure décision quant à la démarche à suivre.

On vous recommandera peut-être de modifier vos habitudes de vie: diminution des charges mentales; sommeil réparateur; saine alimentation; activités physiques sur une base régulière; exercices de détente comme la relaxation, la méditation, le yoga. Si un tel régime ne suffit pas, une consultation plus spécifique en santé mentale s’impose afin d’affiner le diagnostic et déterminer le plan de traitement le plus approprié. Cela pourrait comprendre une psychothérapie avec parfois une pharmacothérapie en complément ou vice-versa.

Faute de trop attendre pour se faire aider, il sera plus difficile et plus long avant de retrouver la santé, d’où l’importance d’agir sans tarder.

Clément Loubert, L.Psych.
Psychologue clinicien à la retraite