Que la population se réveille

Comme d’habitude, Françoise Enguehard n’a pas hésité à faire de vifs reproches à trois premiers ministres provinciaux ayant entamé des procédures juridiques contre le gouvernement fédéral qui s’engage à combattre avec vigueur les changements climatiques.

Avec raison, elle les désigne comme étant trois dinosaures qui s’opposent catégoriquement à la taxe sur le carbone. Croient-ils vraiment que notre planète est en péril et qu’elle se sauvera d’elle-même? Proposent-ils une alternative intelligente? Lisez et relisez cette chronique (voir l’Acadie Nouvelle du 15 février).

Ces trois hommes n’ont même pas ensemble un total de 24 mois de services comme premiers ministres. Ce sont donc de véritables apprentis. Scott Moe de la Saskatchewan occupe cette fonction depuis 12 mois; Doug Ford, de l’Ontario, 8 mois; le nôtre, Blaine Higgs, comptera bientôt quatre mois. Comme aux États-Unis, l’électorat de ces provinces s’est vraiment trompé.

Avec cette poursuite, d’énormes sommes financières seront gaspillées alors qu’il serait beaucoup mieux de les utiliser pour sauver notre patrimoine collectif qu’est notre planète. Pour faire oublier leur folie, qu’ils prennent le temps de lire et d’écouter la chanson de Charles Aznavour dont le titre est inspirant: La Terre meurt. Peut-être Aznavour aurait dû intituler sa chanson: Nous tuons la Terre et elle aura le dernier mot! «Sous le ciel, le sol se révolte, car l’homme trompe la nature; sous le soleil, les forêts brûlent; la sécheresse se déchaîne effaçant trace de vie. La Terre meurt. Réveillons-nous!»

Avons-nous constaté autant de bouleversements climatiques depuis ces dernières années? De longues et mortelles sécheresses qui causent des famines ou des déplacements de populations; des pluies torrentielles détruisant des maisons; des crises de verglas causant la misère humaine; d’énormes glaciers fondant sous nos yeux; de gigantesques tremblements de terre, d’énormes feux un peu partout; des ouragans, plus puissants et plus fréquents, des froids et des chaleurs extrêmes. J’en passe, faute d’espace!

Malgré cela, je ne perds pas espoir. Inspirée par le personnel scolaire, notre jeunesse de notre province comme celle du monde entier est en train de se mobiliser. Elle se révolte et se réveille. Que les femmes et les hommes politiques s’en rendent bien compte, car dorénavant leurs séjours seront bien courts!

Alcide F. LeBlanc
Moncton