Les deux visages des médias sociaux

À tout jamais, le 19 février 2019 sera dans la mémoire des Canadiens et de tous les Syriens. Perdre en une seule soirée sept jeunes enfants âgés de quatre mois à quinze ans est un drame profondément inoubliable.

Depuis cet événement tragique, je suis profondément choqué et révolté de lire dans les médias sociaux de nombreux commentaires méprisants et indignes. Aurions-nous oublié nos valeurs d’empathie et de bonté?

Si ce sont des Acadiens qui s’expriment ainsi, ils ne connaissent pas notre tragique histoire.

Si ce sont nos compatriotes, ils devraient se sentir mal à l’aise, car les mains de leurs ancêtres sont un peu tâchées de sang!

Heureusement, il y a un côté positif de ces médias. À Halifax, par ce moyen, on a entrepris une collecte de fonds d’au moins 1 million $ pour secourir cette famille éprouvée. Si la Nouvelle-Écosse ne réussit pas, peut-être le Nouveau-Brunswick pourrait combler le déficit!

Comme on le sait, la Syrie vit depuis 2011 une terrifiante guerre civile. Et que nous apprennent certaines sources fiables? Elles nous révèlent que près de 20 000 personnes sont mortes par la torture. Par la pendaison: 10 000. Plus de 150 000 disparues à tout jamais. Et combien de milliers d’autres ont perdu la vie en raison de cette maudite guerre?

Évidemment, voulant quitter cet enfer par tous les moyens possible, la population désespérée cherche ailleurs un refuge sécuritaire comme nous le ferions tous si nous y étions confrontés.

Heureusement, jusqu’à présent, le Canada a accepté pas moins de 40 000 Syriens. Il pourrait encore augmenter ce nombre, car notre territoire est peu habité. Voici un petit fait amusant. Dans certaines de nos écoles françaises, nous avons de ces enfants. Certains d’entre parlent trois langues: l’arabe, l’anglais et le français. Ils sont une source d’inspiration.

Alcide F. LeBlanc
Moncton