Une Église déchirée

À la suite de la lecture de la dernière lettre paroissiale de Mgr l’évêque, cette église qui se définit comme sacrement de Jésus-Christ me pose question. Au nom du phénomène de la pédophilie, elle est meurtrie et elle fait scandale.

Si elle veut survivre, l’Église se doit de surmonter sa crise en vivant l’essentiel du message de Jésus: «Apprenez de moi que je suis doux et humble de cœur». D’abord, ses représentants doivent purifier leur attitude. Dans la vie, tout est dans l’attitude, non dans la matière.

Plus que les actions, plus que les réalisations ou la beauté des chapelles, c’est l’attitude qu’il faut revêtir. L’attitude d’une personne, d’un responsable, selon Charles Swindall, elle fait ou défait une société, un foyer ou une église. Si l’Église est Jésus, si l’Église est une personne, tout ce qui n’est pas Jésus, que ce soit les hommes, les papes, les évêques, les prêtres, les baptisés, le missel, le rituel, le droit canon, les encycliques, la prédication, tout cela, écrirait Maurice Zundel, comme l’eau, le vin, l’huile ou l’encens, absolument tout ce qui n’est pas Jésus doit s’effacer devant Lui.

Quand c’est nous que nous présentons en Église, ce n’est pas Jésus; la mission de l’Église, la mission qu’elle doit accomplir, c’est un effacement total dans le Christ.

Léon Robichaud
Shippagan