Appui aux employés des foyers de soin

Les femmes et les hommes qui lavent, qui habillent, qui préparent la nourriture et qui font manger les personnes rendues incapables de s’occuper de leurs besoins de base, tout en faisant le ménage et en essayant de trouver une minute ici et là pour jaser avec eux, font du travail que peu d’entre nous accepteraient de faire. Ces employés sont sous-payés et sous-valorisés. Ils sont à bout. Ils ont besoin de relève, mais le salaire et les conditions de travail que le gouvernement leur offre n’ont pas de quoi leur donner le goût de rester ni attirer de nouveaux employés.

Le gouvernement ayant refusé de leur donner un salaire qui reflète la valeur de leur travail, le seul moyen qu’il leur restait pour revendiquer était la grève. Mais voilà que les conservateurs alliancistes leur refusent même ce droit (pour le moment du moins). Ils ne voient pas que sans relève, on court vers la catastrophe dans les foyers de soin? Attendent-ils que le feu soit pris avant d’aller chercher le boyau d’arrosage?

Lorsque les employés des foyers de soin seront payés à leur juste valeur et qu’on leur offrira des conditions de travail adéquates, ils seront plus heureux de rentrer s’occuper des personnes âgées dont ils ont la charge. C’est seulement à ce moment-là qu’on pourra espérer recruter et retenir plus de personnel dans les foyers de soin, pas avant.

Le gouvernement prétend ne pas avoir les moyens d’offrir un salaire décent aux employés des foyers de soin. Pourquoi ne pourrait-il pas par exemple diminuer les allocations de dépenses personnelles de ses ministres? Moins de voyages inutiles (en Alberta, par exemple), quelques repas moins extravagants au restaurant, une chambre d’hôtel plus modeste, et la province ne s’en porterait que mieux. Serrez-vous la ceinture, Messieurs Higgs, Austin et compagnie, et donnez aux employés des foyers de soin l’augmentation de salaire et les conditions de travail qu’ils méritent.

Bernadette Landry
Dieppe