Nous sommes déjà en profonde crise sociale

Comme bien d’autres personnes, je sympathise énormément avec le personnel œuvrant dans les foyers de soins de notre province et qui n’a pas eu depuis une trentaine de mois des ajustements salariaux et de meilleures conditions de travail.

Récemment et massivement, le syndicat de ce personnel a voté en faveur de la grève, non pour arrêter d’offrir un service de qualité, mais bien pour hâter le processus d’une entente qui soit financièrement, équitablement et humainement raisonnable.

Vraiment, j’ai un peu honte de l’approche du gouvernement qui s’est présenté devant la Cour du Banc de la Reine pour y faire promulguer une ordonnance de sursis temporaire de 10 jours. Il me semble qu’on agit trop vite au lieu de se parler et d’arriver à une saine négociation.

Au Nouveau-Brunswick, depuis un certain temps, en éducation comme en santé et dans d’autres secteurs de l’activité humaine, il existe de sérieux problèmes à résoudre comme ceux du recrutement, de la rétention et de l’épuisement du personnel tout comme celui qui touche aux conditions de salaire et de travail.

Pour éviter une plus grande crise, les contribuables devront accepter de payer davantage de taxes sinon les services publics en éducation, en santé, dans les foyers de soins et ailleurs dans notre province seront dans un plus piteux état.

Il n’est pas nécessaire de posséder le don de prophétie pour voir vivante la réalité de l’heure et celle qui nous attend.

Alcide F. LeBlanc
Moncton